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Lama Forest

Après l’indépendance, des agriculteurs de l’ethnie Hollis, venus de l’Est du pays où les terres riches se faisaient de plus en plus rares à cause d’une forte croissance démographique, ont envahi cette forêt pour y pratiquer une agriculture extensive et itinérante. En moins de trente ans, près de 15 000 ha de forêt furent défrichés. Devant le danger que représentait la disparition de ce massif pour l’équilibre de l’environnement, les autorités béninoises avec l’appui de la coopération allemande, vont mettre en place un programme de restauration dénommé Projet Forestier de la Lama. Ce projet a pour objectifs de protéger les 2300 ha non défrichés par les paysans, (noyau central), de reboiser une zone tampon avec des essences exotiques et locales pour approvisionner la scierie de Saclo, et de réinstaller une partie de la population évacuée des zones précedemment citées. A partir de 1986, 200 familles ont été réinstallées dans deux centres, Agadjaligbo et Zalimey, sur des exploitations dont la taille varie de 3,2 à 9,6 ha. Le sols sont des vertisols à horizon de surface grumeleux. Ils sont riches en argiles gonflantes. Ils s’engorgent d’eau en saison pluvieuse, se déssèchent et se fendent en saison sèche. On rencontre quatre systèmes de culture basés sur la culture du maïs en début de la grande saison des pluies et du niébé en grande saison sèche. Ces sysèmes sont surtout fonction des ethnies, de la disponibilté en main d’oeuvre familiale et des modèles que représentent les exploitations. Le bâton à fouir, la machette et la daba sont les outils utilisés pour produire sans engrais et sans herbicide dans ces sols difficiles. De nombreuses espèces animales y vivent, dont une, très rare, de primates appelée « Singe à ventre rouge ».

Lokoli Forest

La forêt marécageuse de Lokoli au sud Bénin recèle des trésors en termes de richesses naturelles : elle abrite un grand nombre d’espèces de primates et de végétaux rares ou endémiques. Dans la plupart des pays en développement, les villageois dépendent des plantes médicinales pour se soigner car les médicaments sont trop chers. Le commerce de ces plantes s’accroît, ce qui a des effets négatifs sur les espèces les plus utilisées qui se raréfient. Au Bénin, il a été démontré que plus du tiers des espèces végétales sont utilisées en médecine traditionnelle. Une étude de la pharmacopée traditionnelle, si elle est menée en lien avec les populations locales, permettra de maîtriser la collecte des plantes médicinales en minimisant les menaces qui pèsent sur elles. Les résultats de cette étude permettront de proposer des solutions de prélèvement durable sur les arbres et plantes : une meilleure connaissance de la biodiversité végétale permettra de protéger les espèces menacées et de gérer de façon efficiente et durable les ressources. Ce travail permettra également d’envisager le développement d’un tourisme respectueux de l’environnement, profitable aux populations.

Parc W

Parc Pendjari